LES PERCHES GEANTES DU LAC NASSER (Egypte) par Laurent JOURDAIN

Comme beaucoup d'entre vous, je rêvais depuis longtemps de m'envoler pour l'Egypte, dont l'histoire et les monuments millénaires m'ont toujours fascinés. Qui eut crû que ce rêve, je le réaliserai sans presque rien voir de tout cela, canne à la main et musette en bandoulière ? Certes pas moi pour qui cette terre égyptienne n'avait jamais réellement compté au nombres des destinations pêche que je me rêvais. Rien ne nous prédisposaient donc, mes compagnons et moi, à vivre au pays des Pharaons, des moments aussi riches en émotions que ceux que nous ont offert, certes bien malgré eux, ces fabuleux poissons du Lac NASSER.

Histoire de pe(r)ches Pharaoniques
L'excellent organisateur de notre expédition avait su trouver les mots pour nous convaincre du grand intérêt de ce voyage et nous avions bien vite succombé à cette douce violence à l'heure des préparatifs, un doute subsistait pourtant dans nos esprits : la sécurité des personnes était-elle suffisamment garantie dans ce pays encore sous le choc du drame de Louxor ?

Dès notre arrivée à ASSOUAN toute angoisse disparue grâce à l'omniprésence discrète mais rassurante de la police et de l'armée. Le gouvernement égyptien a tout mis en oeuvre pour encourager la reprise du tourisme, et le résultat est plutôt convaincant.

Une nature inviolée
Toute la magie de cette destination pêche tient d'une part à l'extraordinaire beauté de cette nature préservée qui fut le théâtre de nos exploits et d'autre part au voilier de 15 m l'HERMES I qui allait nous servir d'hôtel - restaurant et de yacht durant tout notre séjour. La première des bonnes surprises fut la qualité de l'eau du Lac NASSER. Cette eau que j'imaginais teintée parce que chargée de ce limon qui a fait la grandeur de l'Egypte, est en réalité très claire, et même limpide par endroits. Les guides nous ont affirmé qu'elle est parfaitement potable et qu'eux même la boivent. Sans aller jusque là, cette situation faisait parfaitement notre affaire de pêcheur, laissant présager des luttes rendues plus passionnantes encore par l'onde impudique.
Pour qui découvre l'immensité de ce lac, la deuxième surprise tient à l'aspect désertique du paysage alentour. La végétation luxuriante des bords du Nil, en aval du barrage, n'est ici plus qu'un souvenir, et l'immédiate proximité des déserts de Libye et d'Arabie illustre parfaitement l'idée du miracle égyptien. La verte vallée noyée sous plusieurs mètres d'eau, a laissé place aux sommets arides des anciennes collines de Nubie qui tiennent désormais lieu de berges au relief heurté. Le résultat de cette mutation est grandiose. Les dunes de sable doré y enlacent la pierre noire volcanique et le granit, et la beauté de cette union minérale aux contrastes saisissants, sur fonds bleus marine et azur, accentue encore le caractère irréel de cette destination. Parler des berges du lac revient à évoquer les quelques 7800 km de rive de celui-ci. A ses limites naturelles s'ajoutent en effet celles des centaines d'îles et d'îlots s'égrainant sur toute sa surface. Le lac offre ainsi une variété infinie de paysages et autant de possibilité pour la pêche, dont nous n'avons effleuré qu'une infime partie. Je peux ici affirmer sans trop m'avancer, que certaines de ces terres émergentes, aux habitants parfois aussi insolites qu'inattendus (voir encadré), dont la beauté sauvage souvent nous laissa sans voix, n'avaient jamais été foulées auparavant par un être humain. Ce sentiment inattendu lui aussi, d'entrer dans la peau de l'explorateur, glissant silencieusement sur les chemins liquides, à la rencontre de terres inviolées, fut l'un des grands moments de ce périple.
Les yeux saturés d'images, l'esprit déjà ivre de sensations, et tous les sens en éveil, il nous restait à accomplir ce pour quoi nous étions venus. Et même si réussir notre pêche dans ces eaux inconnues faisait déjà figure de cerise sur le gâteau, cette cerise nous voulions la croquer bien sûr, avec tout le reste.

La reine du lac
Du point de vue piscicole, le principal attrait du lac NASSER est la perche du Nil qui connaît, dans ce jeune biotope en pleine expansion, un fort taux de grossissement. Ce superbe percidé que les égyptiens nomment SAMOS, que d'autres africains appellent CAPITAINE et que tous recherchent pour la qualité de sa chair est incontestablement la reine du lac. Elle évoque tout à la fois le sandre, dont elle possède l'allure générale, notamment la tête et surtout les yeux (aux reflets orangés toutefois), et le black-bass de par son aspect trapu. Sa robe argentée lorsque l'individu est adulte tire sur le vert marbré chez les individus plus jeunes. Sa gueule largement fendue, dotée de parties très charnues est pourvue de plaques de dents à l'instar du silure : nos leurres les plus résistants en conservent les traces. Son comportement est semble-t-il assez mal connu, mais d'après nos observations, celui du sandre lui serait en partie transposable, notamment pour ce qui est des tenues. En fait et n'en déplaise aux puristes, cette relative méconnaissance est sans conséquences en action de pêche, en raison de l'incroyable densité de ce poisson gourmand et des multiples occasions de le piquer, toutes techniques confondues.

Côté mensurations, la moyenne de nos prises avoisinait les 10 kg,  pour une taille oscillant entre 90cm et 1m, avec pour point d'orgue un spécimen de 35 kg pour 1.37m pris à la traîne. Le record du lac à la ligne passe les 98 kg, mais les guides soupçonnent l'existence de poissons bien plus conséquents (150 kg et plus) dont la capture viendra tôt ou tard amplifier la renommée de ce site merveilleux. Sa densité n'est pas le seul atout de la perche du Nil, sa combativité est elle aussi remarquable. A peine ferrée, après une touche très brutale, elle sonde puissamment et ne se rend qu'après une lutte toute en force, agrémentée de sauts et de coups de gueule rageurs, un vrai régal, de ceux dont on ne se lasse jamais.
Principal colocataire de la perche en ces eaux égyptiennes, le poisson - tigre est ainsi nommé en raison de sa robe zébrée et surtout de sa dentition impressionnante (ce n'est pas sans raison qu'on appartient à la famille des piranhas !). Cet opportuniste se comporte en bandit de grand chemin, rôdant à proximité des hauts-fonds et des herbiers. Constamment en maraude, il se jette sur tout ce qui bouge avec une violence qui, toute proportion gardée, dépasse en intensité celle de la perche. Aussitôt ferré, il se livre à un impressionnant ballet tout en sauts et cabrioles, alterné de départs puissants, avant de se laisser glisser sur le flan, la gueule rageusement ouverte, vers la main coupable tendue vers lui. Ses mensurations sont sans commune mesure avec celles de la perche. La moyenne de nos prises se situait autour de 60cm pour environ 4 livres. Le tigre succombait à des leurres qui bien souvent de par leur taille, ne lui étaient pas destinés, et du fait du fort matériel que nous utilisions, la bagarre tournait vite à l'avantage du pêcheur. Recherché avec des moyens spécifiques et du matériel léger, ce poisson réserve de belles surprises.
Entre autres espèces, le lac NASSER est également habité par un silure présenté comme très combatif, que les égyptiens appellent VUNDU, et que l'on recherche surtout au vif à la tombée de la nuit. Chaque matin, nous nous promettions, le soir venu, de lui tendre deux cannes. Mais une fois à bord du voilier, repus de prises et d'émotions, nous remettions cette tentative au lendemain.

Poisson tigre

La principale source de nourriture de ces carnassiers est le TILAPIA, poisson-fourrage aux allure de perche-soleil, dont les bancs sont activement recherchés par les pêcheurs professionnels.
Au premier jour de notre périple, nous établîmes un plan d'attaque qui chaque jour se répéta. Le matin deux équipes étaient constituées : l'une pour la traîne et l'autre pour la pêche du bord.
Après avoir déposé la première sur l'île de son choix, « le Gouyat 1»  notre bateau de traîne, partait louvoyer aux alentours en quête des grosses perches.
Comme on nous l'avait annoncé, elle nous procura de fortes émotions et nos plus beaux poissons. Le matériel nécessaire à ce type de pêche est fournis sur place. La seule obligation est de remplacer ou de payer les leurres perdus.
Dans cette technique où tout l'art consiste à faire évoluer les leurres à la vitesse et à la profondeur adéquates, l'expérience du guide est indispensable à bien des égards : choix des secteurs, profondeur, couleur des leurres et pendant le combat, positionnement du bateau et surtout gaffage. Les pêcheurs, assis de part et d'autre du bateau, sont munis d'une canne spéciale traîne d'une puissance de 20 à 30 lbs tenue à la main, équipée d'un moulinet à tambour tournant chargé de nylon Water Queen spécial mer de 60/100ème . Les leurres fétiches sur ce lac sont le poisson nageur suivi de la cuiller ondulante dont les hameçons d'origine (voire les anneaux brisés) sont remplacés par des triples spécial mer VMC. Les guides apprécient tout particulièrement les Rapala à la double teinte rouge - blanc qui donnent les résultats les plus réguliers ; de fait, nous leurs devons notre plus beau poisson.
Cette perche de 35 kg pour 1.37m au ventre rebondi happa mon RAPALA SCHAD alors que nous longions la côte rectiligne d’une des îles qui constituent le lieudit WADI ABBIAT (Vallée Blanche), l'un des « spots » du lac. La touche très sèche me laissa penser tout d'abord à un accroc, mais les coups de tête sourds que je perçus rapidement me détrompèrent. Pendant les premières minutes du combat, je ne pus me faire une idée de la taille de l'animal que je ramenais fermement par pompages successifs. Une fois proche du bateau, la perche sonda très puissamment dans la plainte déchirante du frein ; plus de doute, l'adversaire était de taille.

Cette canne courte et ce moulinet inversé qui m'avaient intrigué au premier abord, j'apprit vite à en tirer parti. Mais à plusieurs reprises, alors que je ramenais ce bestiau qui, une fois de plus m'avait pris 20 m en un seul élan, je maudis les concepteurs de ce matériel qui par la position de la manivelle à la droite du moulinet, m'obligeaient à pomper de la main gauche, peu habituée à cette gymnastique. C'est donc passablement épuisé et surpris par autant de résistance que je remontais finalement ma prise à la surface, et là, quel choc!
Pour la première fois depuis la touche, je pu appréhender la taille de ce superbe poisson massif aux reflets argent, qui venait à nous, le bec coiffé de ce leurre ridiculement petit. Gaffée au premier passage dans le V de la mâchoire et hissée à bord, la perche vaincue due se livrer malgré elle aux formalités de pesage, de mesurage et de photographies avant de regagner son élément, à peine sonnée. Dans le lac NASSER, l'organisation encourage le NO KILL intégral pour les gros, mais possibilité de conserver les sujets moyens pour la consommation à bord ; certains poissons eurent cette infortune, pour notre plus grand délice ! Le taux d'adrénaline étant revenu à des proportions permettant la réflexion, je compris que face à des adversaires aussi puissants, rien ne doit être laissé au hasard.
Deux de nos compagnons se souviendront longtemps de ce poisson qui, à la verticale du bateau a sondé en force avant d'ouvrir les anneaux brisés du poisson nageur et de reprendre sa liberté (le guide a laissé tombé : hundred kilos).
Du bord, les pêcheurs de carnassiers itinérants que nous sommes, retrouvèrent vite leurs réflexes de prédateurs, et le résultat fut spectaculaire. Les possibilités sont infinies, et les poissons très coopératifs. Les îles sur lesquelles nous demandions à être débarquées se divisent globalement en deux zones de valeur halieutique inégale. La partie soumise au vent dominant est la plus intéressante parce que très érodée. Les rochers mis à nu par l'effet conjugué de la houle et du vent se défont en éboulis parfois instables. Ce relief chaotique, très coloré se poursuit sous la surface et je vous laisse imaginer le nombre de postes potentiels sur 100 m de berge ! l'autre partie adossée au vent est moins intéressante. Le sable y domine et les herbiers y prospèrent. Ce type d'habitat semble rebuter la perche qui l'abandonne sans regret au poisson-tigre. D'un point de vue esthétique, l'ensemble est magnifique, l'eau peu profonde aux teintes turquoises qui baigne ces petits archipels prend des allures de lagon... combien de fois nous nous sommes nous surpris à y chercher des coquillages!

Le matériel doit là aussi être parfaitement adapté. Nous étions cinq pêcheurs à utiliser des cannes différentes de trois mètres minimum mais de puissance équivalente ; les modèles suivant furent de merveilleux outils : GARBOLINO (Xingu et surtout Beluga), SHIMANO (Ultégra Heavy Duty), MITCHELL (Track Silure 300), DAM (Sumo MH150) . Nos moulinets ( Mitchell Orca 70 S pro alu, Shimano Symetre 8000 FE, Biomaster XT 10000, DAM Quick Finessa 750 FD MDS) étaient garnis de 45/100ème Water Queen spécial mer.
Les poissons nageurs sont de même type que ceux utilisés pour la traîne (Rapala d'une ou deux tailles inférieures, mais de couleurs similaires). Une mention très bien à un leurre auquel personne ne croyait : la cuiller ondulante. Celles de la série EFFZET de chez DAM (à double triple) couleurs brochet, gardon, et truite se sont révélées être de vrais aimants à perches et à Tiger-Fish (elles nous ont même fait oublier le mort manié que nous voulions pourtant essayer).
La prospection se fait sur une vingtaine de mètres à compter de la berge. Au-delà le maniement des leurres devient plus difficile. Le poisson réagit souvent au premier passage et la touche, en raison du peu de bannière et du diamètre du nylon, est très sèche. Un solide ferrage s'impose et la suite est affaire de feeling sur ces zones rocheuses peu profondes, nous avons vite renoncer à compter les prises (sauf celles atteignant les 10 kg), et je ne parle même pas du nombre de touches.
Quel régal que de combattre ces poissons puissants sur du matériel (plus) léger ! la pêche retrouve alors ses lettres de noblesse. Je me souviens avec émotion de ce matin où sur cette île, face au large, le visage piqueté d'embruns, j'explorais de ma cuiller virevoltante ces blocs rocheux à l'aplomb de la berge, qui m'ont livré deux superbes poissons de 10 et 15 kg. Dans ces moments hors du temps, avec pour seuls spectateurs un couple de milans planant dans la lumière du soleil égyptien, nous nous sentions les rois du monde.

Au fouet
Pascal ARTIEDA, notre organisateur de choc, a adapté avec succès cette technique à la traque de la grande perche, et il lui doit plusieurs poissons de plus de 20 kg. Si le matériel n'a en lui même rien d'original, sa robustesse mise à part (canne 9 pieds, soie 11, moulinet saumon, prévoir 200 mètres de backing),.il n'en va pas de même des leurres utilisée. « Son » streamer à base de poils de chevreuil, est muni d'une bavette en plastique destinée à le faire couler à la traction, à l'instar d'un poisson nageur.

cliquez sur la photo d'un streamer pour consulter la fiche de montage

Cette nage en dents de scie, très prenante en soi, est doublée du jeu ondoyant d'une queue en peau de lapin de couleur chartreuse. Je prédis un bel avenir à cette discipline dans un environnement qui s'y prête à merveille, et j'en veux pour preuve ce poisson dépassant les 30 kg pris au bord par l'équipe qui nous a succédé. Du matériel adéquat est à disposition sur place.

Pêche passion et convivialité
La qualité de ces moments inoubliables fut encore rehaussée par l'excellence de l'organisation mise à notre service, dont le point fort fut l'hébergement sur l'HERMES I, l'unique voilier sur le lac, qui nous réservait tout le confort dont nous pouvions rêver :une équipe d'accompagnateurs de premier ordre (guide de pêche, assistant, cuisinier, skipper), 4 cabines doubles avec douche (eau chaude à volonté) et WC indépendants, salle à manger, boissons et produits frais.
Que de moments de franche amitié à cette table où midi et soir nous étaient servis des spécialités locales. Que de soirées passées sur le pont, sous un ciel constellé d'étoiles (ce n'est pas une image) où nous faisions revivre jusque tard dans la nuit, autour d'une bière ou d'un coca glacé, les moments forts de la journée, et où nous échafaudions la stratégie du lendemain. Et puis quel plaisir de vivre ainsi au rythme de ce lac hors du commun, loin de la civilisation et presque seuls au monde, pêchant le jour, voguant la nuit vers de nouvelles destinations et de nouvelles aventures. 
On ne revient pas inchangé du lac NASSER et c'est pour cela qu'il faut y aller. Pour y vivre entre amis, entre pêcheurs des moments démesurés, à l'image de cette Egypte qui restera magique à jamais. Un grand voyage, un beau rêve à vivre et à revivre !
Les crocodiles venus du Soudan s'implantent progressivement mais de façon très localisée. Les guides savent éviter ces secteurs, sauf pour satisfaire la curiosité du pêcheur !
Certaines îles sont habitées par de petits groupes de loups d'Abyssinie, que nous avons pris tout d'abord pour des chacals : quelle surprise que cette rencontre d'un autre âge !
En certaines périodes de l'année, ces îles sont fréquentées par des troupes d'oiseaux migrateurs.
Les lézards sont nombreux sur ces zones rocheuses et on signale la présence de scorpions et de quelques serpents, d'où la nécessité de chaussures montantes.

Formalités
Passeport d'une durée de validité d'au moins 6 mois après le départ, pas de vaccin obligatoire : les vaccins contre les hépatites A et B sont parfois conseillés. Accueil par l'équipe à l'aéroport d'ASSOUAN, acheminement en taxi jusqu'au bateau, départ immédiat vers la première étape. Les bateaux sont tous en contact radio permanent avec la sécurité civile d'ASSOUAN. En cas de besoin, l'évacuation se ferait par hélicoptère ou grâce à une vedette de police. Pharmacie pour premiers secours à bord. Au retour du séjour pêche, possibilité de visites de temples et balades au souk.

Climat
C'est un climat désertique : il ne pleut pas sur le lac Nasser. Avec 30° en moyenne dans la journée (20° la nuit) le printemps(mars, avril et mai) et l'automne(octobre et novembre) sont les moments les plus propices. L'hiver est également une bonne période avec des températures douces en journée, par contre les nuits sont fraîches de fin- novembre à fin février. L'été le poisson est au rendez vous mais il faut être prêt à affronter de grosses chaleurs(45°, voire 50°). Se munir de crème solaire, d'habits légers(1 tenue plus chaude pour le soir), d'une paire de chaussures montantes et des moyens de protection habituels contre le soleil.

Le Lac Nasser en chiffres
Le barrage d'Assouan édifié par le colonel NASSER a été achevé en 1972, mais un premier barrage construit en 1902 avait déjà définitivement séparé le Nil en deux entités.
Le lac Nasser est long d'environ 500 km et 40 km séparent les deux rives à l'endroit le plus large.
Ce lac artificiel a noyé la région de Basse-Nubie, obligeant 60.000 nubiens à quitter leurs terres ancestrales et l'UNESCO à déplacer certains monuments pharaoniques vers les hauteurs.
A titre anecdotique, le mur du barrage représente 17 fois le volume de la pyramide de Khéops. Les égyptiens n'ont pas perdu la main !

L'homme de la situation
Pascal ARTIEDA est français implanté en Egypte depuis plus de deux ans. Issu de l'école Hôtelière de Lausanne en Suisse, puis directeur d'un palace flottant sur le Lac NASSER, pêcheur chevronné, il décide de mettre son savoir-faire au service d'une structure toute entière tournée vers la pêche: une réussite.
Il propose des formules diverses et surtout modulables suivant les souhaits des clients. Les tarifs sur la base de 3 à 4 pêcheurs,  5 jours de pêche, varient entre 1300
et 1800 . Les prix comprennent toujours le voyage aller retour (Paris/Paris), l'hébergement et les repas durant le séjour de pêche, ainsi que le prêt du matériel de traîne (sauf leurres).
Formule grand luxe : hébergement (en cabine double) et repas sur le voilier avec cuisinier, skipper, guide(s) et assistant(s), un ou deux bateaux de traîne.
Formule aventure : hébergement et repas sur le bateau de traîne, skipper et guide.
Une troisième formule se met en place. Elle s'articulera sur une conception différente du séjour, en proposant aux clients des journées de pêche sur le lac avec bateau rapide (3 pêcheurs maxi accompagnés d'un guide). Retour a Assouan chaque soir. Pension complète à l'hôtel (repas froid sur le bateau à midi). Cette dernière formule permettra  d'offrir aux clients la pêche et le confort de l'hébergement en hôtel.
Il est important de préciser que le beau temps est assuré toute l'année, avec en prime l'assurance de ne pas connaître la bredouille.

POUR TOUT RENSEIGNEMENTS
Adresse en Egypte : Pascal ARTIEDA
Wild Nuba
Schawarbi St
ASSOUAN (EGYPTE)
Portable : 00.20.12.34.54.738
Fax et téléphone : 00.20.97.317.098